L'illustratrice sous le nom de JaïBa' Aquaponey, c'est moi, Marine.
Depuis que ma fille s'est mise au poney, mes aquarelles se sont orientées de plus en plus naturellement vers des saynètes équines. Je prends énormément de plaisir à illustrer son apprentissage mais aussi mes rêveries, anecdotes et observations du monde équestre que je côtoie en tant que cavalière.
Pour moi chaque peinture est unique et raconte une histoire
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JaïBa', d' où vient ce nom ?
De deux chevaux. Jaipur d'abord, une AlterReal dont je suis devenue copropriétaire à 17 ans avec ma famille — c'est elle qui a tout déclenché. Puis Balios, comme un clin d'oeil familial. Deux noms, une évidence.
Tu dessines depuis longtemps ?
Depuis toujours. Architecte de profession, spécialisée dans la représentation visuelle, l'art plastique était ma matière de prédilection. Pendant longtemps, le crayon noir et le fusain ont été mes outils de facilité et de confort. Puis l'envie d'apprendre l'aquarelle s'est imposée — pour son côté imprévisible, ce moment où les couleurs se mélangent et font ce qu'elles veulent. C'est ce que j'apprends encore aujourd'hui en dessinant mes saynètes.
Et l'équitation dans tout ça ?
Je suis cavalière depuis mes 15 ans, une passion transmise par mes parents.
J'arrive à Marseille en 2008 pour les études, et même si ma jument me manquait et que l'envie de monter était très présente, j'ai laissé le quotidien prendre le dessus. Jaipur me boudait quand je la retrouvais, et je n'avais pas envie de monter d'autres chevaux qu'elle... Entre temps, elle nous a quittés.
C'est ma fille, et ses premières aventures en carrière, qui m'ont redonné l'envie de me remettre à cheval, à force de la suivre et la dessiner au club.
Ta technique ?
Je dessine au cayon d'abord, puis les contours sont tracés à l'encre de Chine, vient ensuite la partie la plus risquée : aquarelle.
Pour les supports imprimés, je scanne mes originaux et retouche les traits sous Photoshop. Je peins quand l'inspiration est là... souvent le weekend.